Tomber enceinte pendant son adolescence n’est pas un phénomène rare. Dans cette situation, 2 solutions sont possibles : soit vous décidez de poursuivre votre grossesse, soit vous décidez d’avorter.
Mais ce choix n’est pas facile. Pour vous aider, voici l’explication de ces deux cas de figure.

 

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La grossesse adolescente comporte-t-elle un risque ?

La grossesse à l’adolescence n’est pas sans risque, mais peut facilement être menée à terme avec un bon suivi médical. En effet, à partir du moment où vous êtes réglée, cela signifie que votre corps est théoriquement prêt à concevoir un bébé.

Cependant, tomber enceinte à 14 ans, juste après la puberté, n’implique pas les mêmes conséquences qu’à 17 ans. Le bassin n’est pas encore complètement formé et le manque de maturité peut avoir des répercussions émotionnelles et psychologiques. L’angoisse, la gestion de la douleur, les interrogations ou même la méconnaissance de son propre corps peuvent engendrer des complications de grossesse : hypertension artérielle, accouchement prématuré, retard de croissance fœtale...

Décider de poursuivre sa grossesse

Le soutien

Une future maman adolescente a besoin d’être épaulée et soutenue dans son choix. Malheureusement, dans certains cas, les parents ont du mal à l’accepter. Elle peut alors se tourner vers des professionnels (comme le planning familial, par exemple) pour répondre à ses questions et partager ses émotions.

Le suivi médical

Un suivi médical régulier est indispensable pour bien vivre une grossesse à l’adolescence. En effet, le corps de la maman, encore en croissance, a besoin des nutriments essentiels pour lui-même et pour le fœtus. C’est pourquoi on prescrit généralement des compléments de vitamines, notamment en vitamine B9 (ou acide folique) dont un manque peut avoir des conséquences importantes sur le développement du bébé (spina-bifida, retard de croissance…).

L’école

La grossesse n’implique pas un renvoi de l’école et n’impose pas de devoir arrêter de suivre les cours. Après l’accouchement, la jeune maman reçoit un certificat médical pour couvrir son absence et l’obligation scolaire prévue dans la loi. Il est également toujours possible de suivre des cours par correspondance ou de recommencer son année.

Les aides financières

Il est rare qu’une adolescente qui attend un enfant ait ses propres revenus. Pour subvenir à ses besoins et à ceux de son futur bébé, elle devra compter sur le soutien de ses proches. Néanmoins, si ces derniers refusent de lui apporter une aide financière, elle peut entamer une action de demande de contribution alimentaire devant le Juge de Paix.D’autres organismes peuvent également l’aider financièrement par le moyen des allocations sociales.

Décider d’interrompre sa grossesse

Il est possible d’interrompre sa grossesse à l’adolescence grâce à l’interruption volontaire de grossesse, dite IVG. Celle-ci peut être pratiquée sur une mineure d’âge, même sans l’accord de ses parents. Toute l’équipe médicale est tenue au secret. Dès lors, une adolescente peut avorter sans que ses parents ou toute autre personne soient mis au courant. Ce principe de confidentialité saute uniquement en cas de saisie du dossier médical pour une procédure judiciaire.

Cependant, il est toujours recommandé de ne pas vivre cette expérience seule et de s’accompagner d’une personne de confiance (le partenaire, une amie…) le jour de l’intervention.

Quelle que soit la décision de la jeune fille, il lui est recommandé de discuter avec un professionnel de la santé des méthodes contraceptives qui pourraient lui convenir à cette étape de la vie.

Article rédigé sous la direction du Dr Marie Mawet
Date de publication : 11-01-2016