Malgré l’arrivée de votre bébé, vos moments de pur bonheur sont ponctués de sentiments d’angoisse et de tristesse. Vous n’êtes pas la seule. Comme beaucoup de jeunes mamans, vous passez le stade du baby-blues, souvent confondu avec la dépression post-partum. Quels en sont les signes, les causes et les solutions ? En quoi est-il différent de la dépression post-partum ?

La mélancolie après l’accouchement

Le baby-blues survient généralement 3 à 5 jours après l’accouchement et dure quelques jours. Lors de cette période, vous ressentez simultanément de la joie, de la fierté et de l’amour pour votre bébé, mais également de l’anxiété et de la peur. Vous pleurez sans raison apparente et vous vous sentez seule et déprimée. Cette sensation n’est pas grave et touche de nombreuses jeunes mamans, souvent sans qu’elles ne s’en rendent compte.

Les papas ne sont pas épargnés par ce passage à vide. En devenant pères, ils acquièrent de nouvelles responsabilités et obligations qui peuvent parfois les angoisser. De plus, ils se sentent souvent délaissés, mis à l’écart de la relation entre la mère et le bébé (surtout au moment de l’allaitement).

Les causes du baby-blues

Plusieurs facteurs peuvent justifier l’apparition du baby-blues :

  • Les hormones : un bouleversement hormonal suit l’accouchement. Alors que les hormones de grossesse sont peu à peu éliminées, le corps en produit de nouvelles pour favoriser l’allaitement.
  • Les changements physiques : pendant près de 9 mois, vous avez senti quelque chose évoluer et vivre dans votre ventre et soudainement, vous ressentez un vide.
  • Les nouvelles responsabilités : vous avez dorénavant une autre personne à votre charge. Vous devez vous occuper de votre bébé, en prendre soin et le faire grandir. C’est une nouveauté que vous allez devoir appréhender au jour le jour.
  • La fatigue : en plus de la fatigue de l’accouchement et des nuits courtes de votre bébé, vous recevez de nombreuses visites qui, à la longue, vous épuisent.
  • L’entourage : parfois sans s’en rendre compte, votre entourage peut banaliser votre ressenti ce qui accentue votre culpabilité face à votre tristesse. Il peut également être trop absent, ce qui ne vous permet pas de bénéficier de l’aide espérée.

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Retrouver la joie de la maternité

Le baby-blues n’est pas une maladie et passe généralement de lui-même (lorsque les hormones se sont stabilisées), sans traitement médicamenteux. Cependant, il est recommandé de vous reposer, dès que vous le pouvez, pour ne pas accumuler une fatigue extrême. Prenez soin de vous et ménagez-vous.

Évitez également de rester seule. En cas de besoin, que ce soit pour une aide particulière avec votre bébé ou uniquement pour parler, contactez vos proches (famille et amis) ou des professionnels. Vous pouvez, en effet, toujours appeler votre maternité pour obtenir quelques conseils ou votre médecin.

Ne confondez pas baby-blues

et dépression post-partum

Si votre état dépressif s’intensifie, persiste ou intervient plus tard après l’accouchement, on parle d’une dépression post-partum et non d’un baby-blues. Cette forme de dépression peut apparaître au cours des 6 mois suivant votre accouchement et dure plusieurs mois, voire plus d’un an.

Considérée comme une maladie, la dépression post-partum peut être traitée. Pour cela, différents moyens existent : la psychothérapie (pour pouvoir discuter et extérioriser son mal-être) et la prise d’antidépresseurs (compatibles ou non avec l’allaitement).

Article rédigé sous la direction du Dr Marie Mawet

Date de publication : 11-01-2016